Ce cabinet de conseil en gestion nous a expliqué son problème en une phrase, lors du premier appel : « Les gens qui nous trouvent ne comprennent pas ce qu’on fait. » Ils avaient une seule page web, une sorte de carte de visite numérique, alors qu’ils proposaient en réalité quatre types d’accompagnement bien différents. Autant dire qu’on avait du pain sur la planche.
Comprendre avant de construire
On a passé notre premier rendez-vous non pas à parler de design, mais à leur poser des questions sur leurs clients : qui les contacte, pourquoi, à quel moment de leur réflexion. C’est souvent l’étape qu’on a envie de sauter parce qu’elle ne produit rien de visible tout de suite, mais c’est celle qui évite de construire un site magnifique et complètement à côté de la plaque.
Une hésitation qu’on assume
On a d’abord proposé une structure en une seule longue page, façon « landing page », pensant que ça simplifierait la navigation. Le client a testé la maquette avec deux clients existants, et le retour a été clair : ils se perdaient, ne retrouvaient pas l’information sur l’offre qui les intéressait précisément. On a donc basculé vers quatre pages de service bien distinctes, chacune avec sa propre entrée dans le menu. Un peu plus de travail de notre côté, mais un site que les visiteurs comprennent du premier coup d’œil.
Ce qu’on a construit concrètement
Au final, chaque offre de conseil a sa page dédiée, avec un langage adapté à chaque public cible plutôt qu’un discours générique répété quatre fois. On a aussi intégré un blog, parce que ce cabinet avait énormément de choses intéressantes à raconter sur son métier, mais aucun endroit pour le faire avant. Et on a structuré l’ensemble avec des données Schema.org dès le lancement, pour que Google et les IA comprennent immédiatement qui est ce cabinet, ce qu’il propose, et à qui il s’adresse.
Le petit détail qui change tout
Une anecdote qu’on aime raconter : au moment de rédiger le formulaire de contact, on s’est aperçu que le cabinet perdait des demandes parce que son formulaire unique ne permettait pas de préciser quel type d’accompagnement intéressait le visiteur. On a ajouté un simple menu déroulant « Quel est votre besoin ? » avant l’envoi. Résultat immédiat : les demandes arrivent désormais déjà qualifiées, et le cabinet sait en une seconde à qui transférer chaque message en interne.
C’est souvent dans ces détails, plus que dans le design lui-même, que se joue la vraie utilité d’un site.
Quand ce client nous a contactés, son site datait d’une autre époque du web. Littéralement : il ne s’affichait presque pas correctement sur téléphone, et pourtant la majorité de ses clients potentiels le cherchaient depuis leur mobile, souvent en plein chantier ou en déplacement. On s’est dit tout de suite : voilà exactement le genre de projet qu’on aime, celui où on voit l’impact concret dès les premières semaines.
Le problème de départ
Son site tournait sur un système qu’on ne mettait plus à jour depuis longtemps, avec des failles de sécurité qu’on a repérées dès le premier audit. Pire : la page d’accueil mettait presque 8 secondes à charger sur mobile. Huit secondes, c’est une éternité pour quelqu’un qui cherche un artisan en urgence et qui a quinze autres résultats à un clic de distance.
Notre première approche (qui n’était pas la bonne)
On va être honnêtes : notre premier réflexe a été de vouloir tout reconstruire d’un coup, y compris le contenu texte, en partant du principe que « plus c’est complet, mieux c’est ». On a commencé à rédiger de nouvelles pages très détaillées pour chaque prestation. Sauf qu’en testant avec le client, on s’est rendu compte que ses clients à lui ne lisaient jamais plus de trois lignes avant de décrocher leur téléphone. On perdait du temps à peaufiner un contenu que personne n’allait lire en entier.
On a donc changé de stratégie en cours de route : plutôt que des pages longues, on a construit des pages courtes et rassurantes, avec l’essentiel visible immédiatement et un bouton d’appel bien visible dès le premier écran. Résultat : moins de texte, mais un texte qui convertit vraiment.
Ce qu’on a mis en place
Une fois cette leçon apprise, tout est allé plus vite. On a migré l’ensemble vers WordPress, avec un design pensé mobile en premier plutôt qu’adapté après coup. On a compressé toutes les images, mis en place un système de cache, et surtout on a travaillé le référencement local : fiche d’établissement à jour, mots-clés géolocalisés, structuration claire de chaque page de service. C’est le genre de travail qui ne se voit pas directement sur le site, mais qui fait toute la différence dans les résultats de recherche.
Ce qu’on en retient
La leçon de ce projet, on l’a gardée pour tous les suivants : un site qui a l’air complet sur le papier n’est pas forcément un bon site. Ce qui compte, c’est ce que fait réellement la personne en face de son écran. Aujourd’hui, le site charge en moins de deux secondes sur mobile, et le client nous dit recevoir des appels directement depuis les pages qu’on a retravaillées.