Ce restaurant gastronomique du Vieux-Port à Marseille avait un site esthétiquement soigné, mais sa carte n’existait que sous forme de PDF téléchargeable, mis à jour au fil des saisons — un détail qui semblait mineur et qui posait en réalité plusieurs problèmes.
Le problème de départ
Sur mobile, ouvrir un PDF signifiait souvent attendre un long chargement, zoomer pour lire un texte pensé pour l’impression, puis dézoomer pour changer de page. Beaucoup de clients potentiels refermaient l’onglet avant même d’avoir vu les plats proposés. Et pour Google, un PDF reste largement moins bien exploité qu’une vraie page web : impossible d’y faire apparaître le nom des plats dans les résultats de recherche.
Notre première approche (qui n’était pas la bonne)
On a d’abord proposé de simplement ajouter un bouton de réservation par téléphone bien visible à côté du PDF existant, en se disant que l’essentiel — pouvoir réserver — était réglé. Mais en observant les statistiques du site un mois plus tard, on a constaté que la majorité des visites se faisaient en soirée, pendant le service, exactement le moment où personne au restaurant ne pouvait décrocher pour prendre une réservation.
Ce qu’on a mis en place
On a transformé le PDF en une vraie carte en ligne, plat par plat, avec ses propres titres et descriptions consultables sans téléchargement ni zoom. On a ajouté un formulaire de réservation avec créneaux horaires, complété par un bouton WhatsApp pour les demandes de dernière minute, plutôt qu’un simple numéro à composer pendant les heures de fermeture du standard. Chaque section du menu — entrées, poissons, viandes, desserts — est devenue une ancre cliquable, pratique pour partager directement un plat précis sur les réseaux sociaux.
Ce qu’on en retient
Les réservations en dehors des horaires d’ouverture du téléphone, typiquement en soirée et le dimanche, ont rapidement représenté une part significative des nouvelles réservations en ligne. Ce projet nous rappelle qu’un détail qui paraît secondaire, comme le format d’une carte, peut avoir un impact direct sur le chiffre d’affaires d’un restaurant.
Ce cabinet d’architecture basé à Nantes existait depuis plus de quinze ans et avait accumulé une centaine de projets réalisés, mais son site n’en montrait qu’une dizaine, présentés pêle-mêle sans aucun classement.
Le problème de départ
L’ancien site avait été construit projet après projet, ajouté au fil des années sans réelle logique : une maison individuelle à côté d’un immeuble de bureaux, puis une rénovation de grange, sans distinction. Un particulier cherchant des exemples de maisons contemporaines devait parcourir toute la liste pour espérer en trouver, et beaucoup abandonnaient avant.
Notre première approche (qui n’était pas la bonne)
Pour la refonte, on s’est d’abord concentrés sur l’aspect visuel : nouvelles polices, nouvelles couleurs, plus grandes photos, plus d’espace. On pensait qu’un habillage plus moderne suffirait à redonner de la valeur au travail du cabinet. Une fois la maquette montrée à l’équipe, le constat a été net : « c’est plus beau, mais on ne comprend toujours pas ce que vous faites ». Le problème n’était pas visuel, il était structurel.
Ce qu’on a mis en place
On a repris tous les projets un par un et on les a classés par grande catégorie (résidentiel neuf, rénovation, tertiaire, aménagement intérieur), avec un système de filtre simple sur la page réalisations. Chaque fiche projet raconte désormais le contexte, la contrainte principale — budget serré, terrain en pente, bâtiment classé — et la réponse apportée par le cabinet, plutôt qu’une simple légende sous une photo. On a aussi relié chaque catégorie vers la page service correspondante et vers la page dédiée à la création de site pour les futurs clients qui commencent tout juste leurs recherches.
Ce qu’on en retient
Trois mois après la mise en ligne, le temps moyen passé sur la page réalisations a plus que doublé, et plusieurs nouveaux clients ont mentionné avoir choisi le cabinet après avoir trouvé « exactement le type de projet » qu’ils avaient en tête. La leçon qu’on garde : présenter un travail d’architecte, ce n’est pas l’exposer, c’est aider quelqu’un à s’y reconnaître.
Ce client vendait des produits dérivés de manga en France : figurines, goodies, éditions collector. Le site fonctionnait déjà, mais il avait besoin d’une vraie stratégie de contenu pour convertir davantage de visiteurs et attirer du trafic sur des recherches précises liées à chaque univers manga.
Le problème de départ
Les pages produits et les landing pages existantes étaient génériques, avec peu de texte et aucune structuration pensée pour le référencement. Le site vivait surtout grâce à la notoriété de quelques licences populaires, sans stratégie de contenu qui permette de capter du trafic sur des recherches plus larges autour de l’univers manga.
Ce qu’on a mis en place
On a retravaillé plusieurs landing pages clés, chacune organisée autour d’une thématique ou d’une licence précise, avec des descriptions plus riches, des visuels mieux mis en valeur et une structure pensée pour guider vers l’achat. En parallèle, on a construit un planning éditorial complet, avec des articles de blog réguliers pensés pour capter les recherches des fans autour des sorties, des comparatifs de produits et des guides d’achat.
Un changement de cap qui n’était pas prévu
Une fois cette base posée, le client a pris une décision qu’on n’avait pas anticipée au lancement du projet : élargir son catalogue à des produits venant de divers pays asiatiques, bien au-delà du seul univers manga japonais. Il fallait donc revoir une bonne partie de la structure du site, de la navigation aux landing pages déjà en place, sans perdre le travail de référencement déjà engagé.
On a repris chaque page pour l’ouvrir vers cette nouvelle thématique élargie, tout en gardant une structure claire par catégorie de produits et d’origine. Tout ce travail d’adaptation s’est fait en moins d’un mois, ce qui était serré, mais nécessaire pour ne pas perdre l’élan commercial du moment.
Ce qu’on en retient
Les résultats ont suivi rapidement après ce changement de cap : plus de pages indexées, plus de recherches couvertes, et une boutique qui reflétait enfin la diversité réelle de son catalogue plutôt qu’une image figée sur ses débuts. Ce projet nous a montré qu’une bonne stratégie de contenu bien structurée dès le départ facilite énormément ce genre de pivot rapide, même quand il n’était pas du tout prévu au lancement.
Quand ce client nous a contactés, son site datait d’une autre époque du web. Littéralement : il ne s’affichait presque pas correctement sur téléphone, et pourtant la majorité de ses clients potentiels le cherchaient depuis leur mobile, souvent en plein chantier ou en déplacement. On s’est dit tout de suite : voilà exactement le genre de projet qu’on aime, celui où on voit l’impact concret dès les premières semaines.
Le problème de départ
Son site tournait sur un système qu’on ne mettait plus à jour depuis longtemps, avec des failles de sécurité qu’on a repérées dès le premier audit. Pire : la page d’accueil mettait presque 8 secondes à charger sur mobile. Huit secondes, c’est une éternité pour quelqu’un qui cherche un artisan en urgence et qui a quinze autres résultats à un clic de distance.
Notre première approche (qui n’était pas la bonne)
On va être honnêtes : notre premier réflexe a été de vouloir tout reconstruire d’un coup, y compris le contenu texte, en partant du principe que « plus c’est complet, mieux c’est ». On a commencé à rédiger de nouvelles pages très détaillées pour chaque prestation. Sauf qu’en testant avec le client, on s’est rendu compte que ses clients à lui ne lisaient jamais plus de trois lignes avant de décrocher leur téléphone. On perdait du temps à peaufiner un contenu que personne n’allait lire en entier.
On a donc changé de stratégie en cours de route : plutôt que des pages longues, on a construit des pages courtes et rassurantes, avec l’essentiel visible immédiatement et un bouton d’appel bien visible dès le premier écran. Résultat : moins de texte, mais un texte qui convertit vraiment.
Ce qu’on a mis en place
Une fois cette leçon apprise, tout est allé plus vite. On a migré l’ensemble vers WordPress, avec un design pensé mobile en premier plutôt qu’adapté après coup. On a compressé toutes les images, mis en place un système de cache, et surtout on a travaillé le référencement local : fiche d’établissement à jour, mots-clés géolocalisés, structuration claire de chaque page de service. C’est le genre de travail qui ne se voit pas directement sur le site, mais qui fait toute la différence dans les résultats de recherche.
Ce qu’on en retient
La leçon de ce projet, on l’a gardée pour tous les suivants : un site qui a l’air complet sur le papier n’est pas forcément un bon site. Ce qui compte, c’est ce que fait réellement la personne en face de son écran. Aujourd’hui, le site charge en moins de deux secondes sur mobile, et le client nous dit recevoir des appels directement depuis les pages qu’on a retravaillées.