Cette entreprise de plomberie-chauffage à Strasbourg intervenait aussi bien pour des installations planifiées que pour des urgences — fuite, chaudière en panne en plein hiver — mais son site présentait les deux types de demandes exactement de la même façon.
Le problème de départ
Une personne avec une fuite d’eau active chez elle et une personne qui planifie de changer sa chaudière dans deux mois n’ont clairement pas la même urgence ni les mêmes attentes. Pourtant, sur l’ancien site, les deux tombaient sur la même page d’accueil générale listant « nos services », sans qu’aucune information ne saute aux yeux en quelques secondes.
Notre première approche (qui n’était pas la bonne)
On a commencé par une refonte assez classique : une belle page d’accueil présentant l’entreprise, son historique, ses certifications, puis une page « services » détaillant chaque prestation. Une fois testée avec le patron de l’entreprise, sa remarque a été immédiate : « si j’ai une fuite chez moi maintenant, je ne veux pas lire l’histoire de l’entreprise, je veux un numéro à appeler tout de suite ». On avait construit un site pour convaincre, pas pour répondre à une urgence.
Ce qu’on a mis en place
On a créé une page « Urgence 24/7 » à part entière, accessible directement depuis le menu et depuis un bandeau fixe en haut de toutes les pages du site, avec le numéro de téléphone affiché en grand et cliquable en un tap sur mobile. Le reste du contenu — chaudières, installations, entretien annuel — a été réorganisé pour ceux qui planifient plutôt qu’ils ne subissent. Côté référencement local, on a travaillé spécifiquement les recherches liées à l’urgence (« plombier urgence Strasbourg », « fuite d’eau la nuit Strasbourg ») en plus des recherches plus classiques.
Ce qu’on en retient
Les appels reçus via le site depuis la page urgence sont rapidement devenus la première source de nouveaux clients, devant le bouche-à-oreille. Ce projet nous a bien fait comprendre qu’un même site peut avoir deux publics aux besoins radicalement différents, et qu’il faut parfois accepter de dupliquer un peu d’information pour que chacun trouve immédiatement ce qu’il cherche.
Ce cabinet d’expertise comptable à Toulouse se classait plutôt bien sur Google pour ses mots-clés principaux, mais son dirigeant nous a contactés après avoir remarqué qu’il n’apparaissait jamais quand on demandait à ChatGPT ou à un autre assistant IA de recommander un expert-comptable dans la région.
Le problème de départ
Le contenu du site répondait bien aux critères SEO classiques : bonnes balises, mots-clés placés, structure correcte. Mais tout était rédigé de façon commerciale, orientée vers la conversion (« contactez-nous pour un devis gratuit »), sans jamais donner de réponse claire et autonome à une question précise. Or c’est exactement ce que cherche une IA générative pour citer une source : une réponse nette, qui se suffit à elle-même.
Notre première approche (qui n’était pas la bonne)
On a d’abord pensé qu’il suffirait d’ajouter davantage de mots-clés liés aux questions fréquentes (« expert-comptable Toulouse prix », « comptable pour auto-entrepreneur Toulouse ») dans les pages existantes, en gardant la même structure commerciale. Après quelques semaines, le positionnement Google s’est même légèrement amélioré, mais le cabinet restait toujours absent des réponses générées par les IA testées.
Ce qu’on a mis en place
On a créé des contenus pensés différemment : chaque article commence par une réponse directe et complète à la question posée dans le titre, avant tout développement, avec des chiffres concrets — tarifs moyens observés, délais réels de création d’entreprise — plutôt que des formulations vagues. On a structuré une FAQ détaillée sur les pages clés et travaillé la visibilité dans les moteurs génératifs en parallèle du SEO classique, pour que le contenu soit à la fois bien positionné et facilement citable.
Ce qu’on en retient
Quelques mois plus tard, le cabinet a commencé à être mentionné dans les réponses de plusieurs assistants IA testés, en plus d’une progression continue sur Google. Ce projet illustre bien une différence qu’on explique de plus en plus souvent à nos clients : bien se positionner sur Google et être choisi par une IA générative ne répondent pas exactement aux mêmes règles d’écriture.
Cette boulangerie-pâtisserie artisanale installée dans un quartier de Lyon nous a contactés parce qu’elle recevait de plus en plus de demandes de gâteaux personnalisés par message privé sur les réseaux sociaux, sans jamais réussir à toutes les transformer en commandes fermes. Elle avait besoin d’un site, tout simplement, pour donner un cadre sérieux à ces échanges.
Le problème de départ
Sans site, tout passait par les commentaires et les messages Instagram : quelqu’un demandait un prix pour un gâteau d’anniversaire, la réponse arrivait parfois des heures plus tard, et la moitié des échanges se perdaient dans le fil de discussion. Impossible aussi de savoir sans appeler si la boutique était ouverte tel jour férié, ou si elle prenait encore des commandes pour le week-end suivant.
Notre première approche (qui n’était pas la bonne)
On a commencé par une page d’accueil très photogénique : de grandes images en pleine largeur des viennoiseries et des gâteaux, une mise en page pensée presque comme un portfolio. Visuellement, c’était réussi. Mais en la testant avec la propriétaire, on a vite compris le problème : les horaires du jour et le bouton pour demander un gâteau personnalisé étaient noyés tout en bas de page, après plusieurs écrans de photos. Une cliente pressée, sur son téléphone, entre deux stations de métro, n’avait ni le temps ni l’envie de scroller autant.
Ce qu’on a corrigé
On a inversé la priorité : tout en haut, les horaires du jour affichés clairement, un bouton « Commander un gâteau personnalisé » et le numéro de téléphone/WhatsApp bien en évidence. Les photos, tout aussi soignées, sont passées après. On a aussi mis à jour la fiche d’établissement Google avec des horaires identiques à ceux du site — rien de pire qu’une fiche qui affiche « fermé » pendant que le site dit « ouvert » — et travaillé le référencement local autour de recherches comme « boulangerie [quartier] Lyon » et « gâteau anniversaire sur commande Lyon ».
Ce qu’on en retient
En quelques semaines, les commandes de gâteaux personnalisés passées par le formulaire ont dépassé celles reçues par message privé, avec des créneaux mieux anticipés côté boulangerie. Ce projet nous a rappelé une évidence qu’on oublie parfois en voulant bien faire visuellement : pour un commerce de proximité, l’information pratique et immédiate passe toujours avant l’esthétique pure.
Ce client vendait des produits dérivés de manga en France : figurines, goodies, éditions collector. Le site fonctionnait déjà, mais il avait besoin d’une vraie stratégie de contenu pour convertir davantage de visiteurs et attirer du trafic sur des recherches précises liées à chaque univers manga.
Le problème de départ
Les pages produits et les landing pages existantes étaient génériques, avec peu de texte et aucune structuration pensée pour le référencement. Le site vivait surtout grâce à la notoriété de quelques licences populaires, sans stratégie de contenu qui permette de capter du trafic sur des recherches plus larges autour de l’univers manga.
Ce qu’on a mis en place
On a retravaillé plusieurs landing pages clés, chacune organisée autour d’une thématique ou d’une licence précise, avec des descriptions plus riches, des visuels mieux mis en valeur et une structure pensée pour guider vers l’achat. En parallèle, on a construit un planning éditorial complet, avec des articles de blog réguliers pensés pour capter les recherches des fans autour des sorties, des comparatifs de produits et des guides d’achat.
Un changement de cap qui n’était pas prévu
Une fois cette base posée, le client a pris une décision qu’on n’avait pas anticipée au lancement du projet : élargir son catalogue à des produits venant de divers pays asiatiques, bien au-delà du seul univers manga japonais. Il fallait donc revoir une bonne partie de la structure du site, de la navigation aux landing pages déjà en place, sans perdre le travail de référencement déjà engagé.
On a repris chaque page pour l’ouvrir vers cette nouvelle thématique élargie, tout en gardant une structure claire par catégorie de produits et d’origine. Tout ce travail d’adaptation s’est fait en moins d’un mois, ce qui était serré, mais nécessaire pour ne pas perdre l’élan commercial du moment.
Ce qu’on en retient
Les résultats ont suivi rapidement après ce changement de cap : plus de pages indexées, plus de recherches couvertes, et une boutique qui reflétait enfin la diversité réelle de son catalogue plutôt qu’une image figée sur ses débuts. Ce projet nous a montré qu’une bonne stratégie de contenu bien structurée dès le départ facilite énormément ce genre de pivot rapide, même quand il n’était pas du tout prévu au lancement.
Ce projet pour une entreprise de construction basée à Reims a connu un début très encourageant, avant de prendre une tournure qu’on n’avait pas anticipée : le client a mis fin au contrat en pleine dynamique de croissance, et ce qui s’est passé ensuite nous a beaucoup appris sur ce qui fait vraiment progresser un site dans la durée.
Le problème de départ
Le site de ce professionnel du bâtiment n’existait quasiment pas sur Google : ni fiche optimisée, ni contenu structuré autour de ses prestations, ni présence sur les recherches locales autour de Reims. Il comptait presque uniquement sur le bouche-à-oreille, ce qui plafonnait clairement son activité.
Notre première approche (qui n’était pas la bonne)
On a d’abord voulu viser large, en travaillant des mots-clés génériques autour du bâtiment et de la construction, en pensant capter un maximum de volume de recherche. Les premières semaines n’ont rien donné : trop de concurrence nationale, et un site tout neuf qui n’avait aucune chance de rivaliser directement sur ces requêtes-là.
On a resserré la stratégie autour de Reims et de ses environs, avec des pages de service géolocalisées, du contenu qui répondait aux questions concrètes que se posent les gens avant de faire construire ou rénover, et un travail de fond sur la structure technique du site. Cette fois, les résultats sont arrivés vite : dès les trois premiers mois, le site enregistrait plus de 200 clics organiques par mois, sans le moindre achat de backlink.
Ce que la suite nous a appris
C’est à ce moment-là que le client a choisi de rompre le contrat. Une autre agence a repris la gestion du site. Elle a conservé l’intégralité des contenus qu’on avait rédigés, s’est concentrée sur une refonte visuelle et a investi dans l’achat de backlinks. Six mois plus tard, en observant l’évolution du site publiquement, on constate qu’il n’a connu aucune progression notable sur cette période. Le planning de croissance qu’on avait établi avant notre départ projetait pourtant un potentiel d’au moins 1 000 clics organiques mensuels si la trajectoire initiale avait été maintenue.
Ce qu’on en retient
Ce projet nous rappelle une chose qu’on répète souvent à nos clients : un joli redesign et des backlinks achetés ne remplacent jamais un travail de fond sur le contenu et la structure d’un site. C’est justement ce travail de contenu, patient et méthodique, qui avait permis les premiers résultats de ce projet, et c’est probablement son abandon progressif qui explique l’absence de progression depuis.
Ce courtier en crédit, installé en Bretagne, proposait trois offres bien différentes : le crédit immobilier, le crédit pour entreprise et le prêt personnel. Son problème n’était pas la qualité de son offre, mais sa visibilité : quand quelqu’un cherchait un courtier près de chez lui, c’est presque toujours une agence plus connue ou un comparateur national qui sortait en premier.
Le problème de départ
Son ancien site présentait ses trois activités sur une seule et même page, sans aucune distinction claire entre les villes où il intervenait. Résultat : Google ne savait absolument pas pour quelle recherche locale le proposer. Un habitant de Rennes cherchant un « courtier crédit immobilier Rennes » ne tombait jamais sur lui, alors qu’il travaillait justement avec des clients de la région.
Notre première approche (qui n’était pas la bonne)
On a commencé par vouloir tout regrouper sur une page « Nos services » très complète, en misant sur le fait qu’une page riche et bien rédigée suffirait à convaincre Google de sa pertinence locale. Ça n’a rien donné de concret pendant plusieurs semaines : le site restait invisible dès qu’on tapait une recherche avec un nom de ville. On a compris qu’il fallait arrêter de vouloir tout dire au même endroit.
On a donc découpé le site en pages dédiées : une par activité (crédit immobilier, crédit entreprise, prêt personnel), déclinées ensuite par grande zone d’intervention en Bretagne. Chaque page répondait à une seule intention de recherche, avec ses propres mots-clés, ses propres exemples de dossiers traités, et un formulaire de contact adapté.
Ce qu’on a mis en place
Au-delà de la création du site lui-même, on a mis l’accent sur tout ce qui touche au référencement local : fiche d’établissement Google optimisée avec des photos et des avis sollicités activement, données structurées LocalBusiness sur chaque page, cohérence du nom, de l’adresse et du téléphone sur tous les annuaires professionnels, et un maillage interne qui renvoyait systématiquement vers la bonne page ville et activité.
Ce qu’on en retient
En quelques mois, le site est apparu dans les premiers résultats locaux sur plusieurs combinaisons ville et type de crédit, avec des demandes de contact qui mentionnaient explicitement avoir trouvé le site en cherchant une solution près de chez elles. Ce projet nous a confirmé une règle qu’on applique maintenant systématiquement : pour un professionnel qui vend plusieurs services à une audience locale, mieux vaut plusieurs pages précises qu’une seule page généraliste, aussi bien écrite soit-elle.
Ce client vendait des produits vraiment particuliers, sur un marché très étroit où il n’y a que quelques centaines de personnes dans le monde à chercher exactement ce qu’il propose. Son site tournait bien sur Google depuis des années, mais la courbe de trafic s’était complètement aplatie. Ni en hausse, ni en baisse : juste plate, mois après mois. C’est souvent plus difficile à traiter qu’une vraie chute, parce qu’il n’y a pas d’urgence apparente qui pousse à agir.
Le diagnostic qui a tout changé
En creusant, on s’est rendu compte que son SEO traditionnel était en réalité déjà très solide. Le problème n’était pas là. Ce qu’on a remarqué, c’est qu’une part croissante des recherches sur sa thématique commençait à passer par des questions posées directement à des IA génératives plutôt que par une recherche Google classique. Et sur ce terrain-là, il était totalement absent.
Une erreur qu’on ne referait plus
On avoue avoir tâtonné au début. Notre premier réflexe a été de simplement dupliquer les pages produits existantes en ajoutant plus de mots-clés, en pensant que ça suffirait à améliorer sa présence partout, y compris dans les réponses IA. Ça n’a rien changé du tout. Les IA génératives ne fonctionnent pas comme un moteur de recherche classique : elles ne récompensent pas la répétition de mots-clés, elles cherchent des réponses claires et des sources qui inspirent confiance.
On a dû revoir complètement notre méthode : plutôt que d’optimiser des pages produits, on a construit du contenu qui répond directement aux questions que les gens posent réellement, avec des explications simples, des comparatifs honnêtes, et des preuves de sérieux (avis clients, informations sur l’entreprise, données techniques précises).
Ce qu’on a mis en place
Concrètement, notre travail SEO classique s’est poursuivi sur les corrections techniques et le contenu des pages catégories. En parallèle, on a lancé les premiers travaux d’optimisation pour les moteurs génératifs : ajout de données structurées, création d’une vraie page FAQ détaillée, renforcement de toutes les pages institutionnelles pour que la marque paraisse plus crédible aux yeux d’une IA qui évalue une source.
Ce qu’on retient de ce projet
C’est un des projets qui nous a le plus appris, parce qu’on a dû admettre que nos vieux réflexes SEO ne suffisaient plus tels quels. Aujourd’hui, ce client commence à voir ses produits mentionnés dans des réponses générées par l’IA sur des questions très précises de son secteur, un canal qui n’existait tout simplement pas quelques années plus tôt. Le trafic classique reste stable, mais un nouveau canal s’est ouvert, presque sans concurrence pour l’instant.